SOUS LE SOLEIL, LA PEAU QUI CRAME

Et même si le ciel est bleu. Et même si le soleil brille. Que je me balade sous les premières lueurs, sobre et reposé de la veille. Sans trop de contrainte, ni tant de fatigue. Et que je campe pépère à la terrasse du café de l’angle, vue sur le trottoir saccagé par les tractopelles depuis maintenant deux hivers. Là où les bagnoles manquent à peine de nous faire valdinguer sur nos chaises. Là où la poussière du sillage teinte nos glaviots d’un ton bruni. Et même malgré l’enfant qui gueule et le père qui braille juste derrière. Malgré la table qui bascule. Le papier qui prend son envole. Et l’étreinte de cette lavasse amer qui vient serré ma chair à m’en broyer les os. C’est que je serais presque de bonne humeur.

UN PEU DE MUSIQUE…

QUELQUES COURTS MÉTRAGES…